24/09/2013

La Ville veut racheter les installations du Smash 51 et du TC Herstal

smash.jpgLa Ville de Herstal vient de marquer sa volonté claire et nette de racheter le Smash 51. Elle pourrait également acquérir les installations du TC Herstal et ainsi sauver le second club de l'entité, lui aussi en difficulté. Mais tout cela dépendra des subsides wallons...

 

A la fin du mois de juillet, les 450 affiliés du Smash 51 apprenaient avec surprise la fermeture prochaine de leur club de tennis. Un club qui serait alors racheté par des investisseurs français qui transformeraient les installations en terrains de mini-foot.

 

Mais c'était sans compter sur la Ville de Herstal et son opposition à ce projet. Le 9 septembre dernier, nous vous annoncions ainsi que des négociations étaient en cours entre la Ville et les époux Tilkin, propriétaires du Smash 51, afin d'éviter la vente du site aux Français. Et alors que, depuis, on préférait rester flou sur le sujet, les choses viennent de prendre un coup d'accélérateur important. La Ville se porte officiellement acquéreur. « Compte tenu de l'importance du tennis à Herstal et de notre volonté de soutenir ce sport, le collège communal de ce lundi a chargé Urbeo (la régie communale autonome immobilière, NDLR) de lancer les démarches d'acquisition du Smash 51 et du TC Herstal », annonce Frédéric Daerden, bourgmestre. « Pour la fin de cette année, le comité d'acquisition devrait nous donner son estimation. Mais bien sûr, tout ça ne saura se faire que si nous recevons des subsides de la Région wallonne. L'idée est que ces deux clubs deviennent propriété communale, que la Ville ait donc la maîtrise du foncier, et Tennis club Herstal.jpgque ça soit deux ASBL qui se charge de la dynamique et de la gestion du club, comme cela se fait beaucoup ailleurs. Nous voulons aussi qu'entre les deux clubs, il y ait des synergies qui se créent ». Au delà du Smash 51, c'est donc un second club qui devrait rentrer dans le giron communal et qui serait ainsi sauver.

 

Car le TC Herstal ne va pas bien non plus financièrement. « Ce n'est pas faux de dire que le club ne se porte pas bien », confirme David Vroomen, secrétaire du TC Herstal. « On a principalement des difficultés financières à cause du coût de l'énergie et de la crise. Les gens viennent de moins en moins. Depuis des années, on vivait sans aides communales. Il y a quelques temps, comme ça devenait vraiment difficile, nous avions écrit à la Ville pas demander une aide. La réponse est donc favorable.

 

tennis 1.jpgSi le rachat se concrétise, c'est une excellente nouvelle pour nous. Nous n'aurons plus à entretenir les installations. Ca sera beaucoup moins lourd pour nous qui ne fonctionnons qu'avec des bénévoles ». Et surtout, ça ne sera que tout bénéfice pour les affiliés des deux clubs.

 

 

Aurélie Drion

 

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