15/04/2015

Voilà la vraie raison pour laquelle les P.-V. de stationnement pleuvent à Herstal...

Besix.jpgLe système de parking payant géré par la société Besix Park ne fait pas que des heureux. Les redevances pleuvent et nombre d’automobilistes s’en plaignent chaque jour. Mais le système mécontente aussi des agents. L’un d’eux, qui a claqué la porte de la société, nous livre son témoignage étonnant : Besix exigerait un quota de 4,5 P.-V. par heure et par agent à Herstal...

L’ex-agent en a visiblement gros sur la patate. Il réagit après avoir découvert, dans notre édition Basse-Meuse de ce mardi, le témoignage d’un Herstalien de 69 ans : Thomas Tuscia a reçu une prune de 25 euros, alors qu’il n’est resté que 11 minutes à son emplacement (premier 1/4h gratuit) et qu’il avait mis son disque de stationnement… Sur ces 25 euros, 6 % seraient reversés à la Ville de Herstal.

L’ancien agent de Besix préfère garder l’anonymat, mais il tient à témoigner tant, dit-il, les conditions de travail lui étaient pénibles au sein de la société. Ce système de parking payant est particulièrement impopulaire, «  mais si je témoigne, c’est parce que j’aimerais bien que les gens comprennent que les agents ne font que leur boulot. Et ils le font en ayant une pression de malade, tous les jours et par tous les temps  ».

Une pression de malade ? Comment cela se traduit-il dans les faits ?

«  De manière très simple : notre chef d’équipe nous impose des quotas au niveau des redevances de stationnement. À Herstal, ce quota est de 4,5 redevances par heure par agent. Le chef parle de moyennes, mais il s’agit bien de quotas. J’estime en ce qui me concerne, et d’autres agents le pensent aussi, que quand il y a matière à mettre une redevance, on la met. Mais quand il n’y a pas, il n’y a pas  ».

Et quand il n’y a pas ?

«  On se fait engueuler comme du poisson pourri. C’est ça que je n’ai plus pu supporter : cette pression permanente. Je lui ai dit, au chef d’équipe, que les agents, il fallait les motiver. Mais pour lui, ce n’est que la pression qui fonctionne. Il me l’a dit en face. C’est pour cela que je suis parti  ».

Plus d’informations à ce sujet dans La Meuse édition Liège de ce mercredi matin, ainsi que dans nos éditions numériques, sur http://num.sudinfo.be

 

 

 

    
 
 
 
         
 
 
 
 
 
 
 

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