15/11/2013

Résidence Louis Demeuse Herstal : le PTB inquiet pour son avenir

26092013-DSC_0007.jpgC’est lors des réunions du CPAS et du conseil communal d’ octobre que les élus du PTB ont pris connaissance de la reprise de la Résidence Louis Demeuse (RLD) - gérée jusqu’ici par le CPAS - par l’intercommunale ISOSL. Décision prise suite aux pertes successives de la RLD. Pour son financement la RLD dépend en partie des subsides de la Ville, qui à son tour dépend des dotations du fédéral. Et ces dotations font de plus en plus défaut.

Nadia Moscufo, conseillère communale pour le PTB : "Par définition, une résidence publique n’a pas comme vocation d être rentable. Avec le financement actuel des CPAS mais aussi des villes et communes il n’est pas possible de tenir le coup. C est pourquoi nous défendons un refinancement des villes, communes et CPAS. Sans quoi ce sont les politiques sociales qui en souffriront le plus. Force est de constater que les financements actuels ne vont pas s’améliorer, que du contraire. Il suffit de voir les licenciements qui ont eu lieu dans d autres communes. Ce n’est pas le cas à Herstal mais nous restons vigilants. Sans compter le nombre de demandes qui vont affluer dans les CPAS suite aux exclusions des chômeurs. De tout cela, nous n’entendons pas les autorités herstaliennes s’en inquiéter plus que cela, ni même interpeller à d autres niveaux de pouvoir comme le font d’autres Bourgmestres ou Président de CPAS".

Et la conseillère du parti de gauche de continuer : « En intégrant l’ISOSL, la Résidence Louis Demeuse ne sera pas privatisée et nous nous en réjouissons. Bien-sur, rien n’est parfait et il y a des choses à améliorer. Aussi bien au niveau des conditions de travail que du service offert aux pensionnaires, il n’y a pas photo entre notre résidence et les maisons de repos du privé. Là, c’est le tout au profit. Néanmoins nous sommes inquiets. Parce que nous n’avons pas de garantie quant au maintien global du volume de l’emploi ni des conditions de travail du personnel. Les dernières années, beaucoup de membres du personnel ont été engagés avec un contrat à durée déterminée et dans les négociations en cours il n’y a pas de garantie pour ces contrats la, mais « qu’on fera son possible pour préserver l’emploi ». Nous craignons dès lors qu’une partie du personnel viendra agrandir les rangs des sans emplois.  Dès lors, nous soutenons les travailleurs du CPAS et leur délégation dans leur demande d’être associés aux futures négociations, d’obtenir la garantie du volume de l’emploi, ainsi que de maintenir les conditions de travail, et le maintien du service public. »

Jean-Marie Fretz, conseiller CPAS pour le PTB, s’inquiète également du sort réservé aux pensionnaires. « Nous sommes inquiets quant aux conditions financières pour les pensionnaires. La Résidence Louis Demeuse est un fleuron de notre ville. Les tarifs y sont plus abordables pour un service de qualité. Nous avons également un tarif préférentiel pour les habitants de Herstal. Au stade actuel des discussions, ce tarif n’est pas garanti. S’il devait être supprimé, qui payera le supplément ? Les ayants-droits ou le CPAS qui n’en a déjà plus les moyens ? Nous ne pouvons l’accepter. Herstal est une des villes les plus pauvres de Wallonie, avec une population vieillissante et où les taxes  sont déjà parmi les plus élevées. »

Les élus du 2ème parti de Herstal interpelleront leurs instances respectives pour être tenus au courant de la suite des discussions. Nadia Moscufo : " Au delà de nos interpellations, nous  ne manqueront pas de faire savoir notre soutien aux travailleurs et leur délégation syndicale et d’être, le cas échéant, à leurs côtés dans leur combat si nécessaire.

 

28/09/2013

La majorité PS-EPH n’a pas entendu les 5400 opposants au parking payant

26092013-DSC_0069.jpgJeudi soir, le PTB avait pour une deuxième fois convié les Herstaliens à un rassemblement devant l’hôtel de ville de Herstal. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y avait une nouvelle fois de l’ambiance.

C’est devant les 200 personnes qui avaient fait le déplacement que le jeune conseiller communal PTB Maxime Liradelfo s’est exprimé : « Ce règlement parking a fait couler  beaucoup d’encre… l’encre des 5400 signatures récoltées en l’espace de 2 mois et demi contre ce projet. Et même si personne ne nie qu’il ya un problème de stationnement à Herstal, la question est : quelle solution trouve-t-on pour le régler ? »  

D’après le Bourgmestre, ce projet a pour vocation de faire de Herstal « un centre-ville plus attractif, plus convivial et accessible pour tous ». Pour le parti de gauche ce projet sera tout sauf cela. Il n’hésite pas à le qualifier  de projet de non-sens et explique pourquoi : « Le Bourgmestre s’est tourné vers Besix Park pour instaurer le parking payant et ainsi créer une  « certaine rotation dans le centre » alors que la première chose aurait été de créer des parkings de délestage gratuits et publics autour du centre. Ces parkings n’existent pas ».

Il dénonce ensuite le fait que le contrat passé avec Besix prévoyait 97% de retour sur bénéfices pour la multinationale et seulement 3% pour la ville… entre temps devenus 9%. Maxime Liradelfo : « Après le premier rassemblement du 4 septembre,  Monsieur Daerden est retourné négocier avec Besix et ces 3% sont devenus 9%. Hier c’était une miette, aujourd’hui c’est 3 miettes… mais la tartine, elle,reste toujours pour Besix ! Et c’est normal, prétend le bourgmestre, puisque c’est Besix qui prend tous les risques. Mais de quels risques parle-t-on ? Quelques horodateurs ? Quelques barrières ? Un peu de personnel ? » Le parti de gauche s’est informé via son bureau d’études sur Besix. Cette entreprise n’est pas du genre à prendre des risques. Et de dénoncer qu’elle a engrangé en 2011 un bénéfice de 82,793 millions € et a payé…0 € d’impôts, grâce entre autres aux intérêts notionnels. Maxime Liradelfo : « Besix NV qui se classe 117ème dans le top 1000 des entreprises qui ont fait le plus de profit, et n’a pas payé d’impôts en 2011. On ne peut donc pas dire que cette entreprise qui continuera à s’enrichir avec l’argent des citoyens apporte sa contribution financière à la collectivité. »

Pour le PTB, un autre non sens se situe au niveau des modalités : « Dans ses modalités, le 26092013-DSC_0020.jpgBourgmestre jette de la poudre aux yeux en offrant 15 minutes de parking gratuits dans le centre. Qu’il explique aux citoyens ce qu’ils peuvent faire en 15 minutes. Un simple passage par la boulangerie ou boire un verre entre amis sur la place ou se rendre à la pharmacie pourrait prendre plus de 15 minutes. De même qu’il annonce qu’il n’a pas pu obtenir l’allongement de 30 minutes gratuites en zone orange. On se demande bien qui est maître de l’espace public ? Les autorités communales ou la multinationale Besix ? Cela en dit long sur ce qui nous attend… »

Et de continuer : «  En ce qui concerne la première carte riverain, qualifiée de GRATUITE par les autorités, elle sera payée par la ville, aux frais des citoyens, à Besix. Et ne parlons pas des 2ème et 3ème cartes riverain, respectivement à 80 et 250 € par an que le citoyen devra payer sans même être sûr de pouvoir trouver une place pour se garer à proximité de son habitation. »

Il s’agit aussi d’un projet de non-sens pour les  commerçants. Nadia Moscufo : « Ce projet de non-sens est un dernier coup de grâce pour les commerçants.  Après les travaux, le parking payant les étranglera de nouveau, pour certains les conséquences seront fatales. Si l’intention avait été de faire fuir les gens du centre-ville et les renvoyer vers d’autres centres commerciaux, on ne pouvait pas faire mieux. Et ce n’est pas les 15 minutes gratuites dans le centre qui vont faire d’Herstal une « ville de vie » comme le dit le slogan de la ville. Et comme l’a si bien dit un des commerçants concernés : il y a des travailleurs pauvres mais aussi des petits indépendants pauvres, et la solidarité entre nous est nécessaire. » 

Lors de la séance du conseil communal, et après avoir exposé le point de vue du PTB sur le sujet, Maxime Liradelfo a demandé aux conseillers communaux des autres partis de « prendre leurs responsabilités en rejetant le contrat signé avec Besix qui engagera la ville jusqu’en 2053, fera payer le parking au citoyens et mettra à mal le commerce local ».

La majorité PS-EPH a maintenu son orientation et a voté pour le projet de « stationnement règlementé ».

Pour le PTB, il s’agit d’un déni de démocratie. Maxime Liradelfo : « Nous actons que la majorité  PS- EPH n’a pas entendu le message des 5400 personnes qui ont signé la pétition pour le maintien d’un stationnement gratuit à Herstal. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y a des visions différentes de la démocratie. Apparemment, pour la majorité PS-EPH, la démocratie s’exprime une fois tous les 6 ans (lors du vote aux élections communales) et puis la population n’a plus rien à dire. Ce n’est pas notre vision et encore moins lorsqu’il s’agit d’un projet si important qui aura des répercussions importantes pour les Herstaliens et qui, de plus, engage la ville dans un contrat jusqu’en 2053 avec une multinationale  qui n’a qu’un objectif : Faire du profit ! »

05/09/2013

250 personnes et 4777 signatures pour dire NON au parking payant lors d’un rassemblement devant l’hôtel de ville de Herstal

 

rassemblement parking.jpg

Dans le cadre de sa campagne « J’aime Herstal, Parking Gratuit », La section du PTB de Herstal organisait hier soir un rassemblement devant l’Hôtel de Ville de Herstal. L’occasion pour le PTB de remettre les 4777 signatures récoltées depuis le 9 juillet dernier à Frédéric Daerden pour dire NON au système de parkings payants que tente d’imposer le Bourgmestre PS dans la ville. 250 personnes se sont pressées au rassemblement et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y eut de l’ambiance…

Il y a avait du monde hier soir sur la place. 250 personnes s’étaient pressées dans le cadre de la campagne lancée le 9 juillet dernier par le PTB. Le but de ce rassemblement était de remettre les 4777 signatures de la pétition initiée par le PTB, et par ce biais, de faire pression sur les autorités communales pour qu’elles reviennent sur leur décision.

À 19h, Nadia Moscufo, conseillère communal PTB à pris la parole devant une foule bien remontée et à tout de suite donné le ton : « Cette campagne à l’air d’avoir rendu notre Bourgmestre un peu nerveux. Il a déclaré ce matin dans la presse que ce thème à fait naître fantasmes, polémique et manipulations de certains mandataires…Monsieur Daerden, les Herstaliens n’ont pas besoin d’être manipulé pour se rendre compte que ce projet de parking payant leur coutera de l’argent et ne règlera pas le problème de stationnement à Herstal »

Maxime Liradelfo, conseiller communal PTB à également pris la parole en tenant d’abord à souligner le nombre important de signatures récoltées : « 4777 signatures, ce n’est pas rien. Ce chiffre démontre que les Herstaliens se sentent concernés par ce qui se passe dans leur ville. Cela démontre également qu’ils ne sont pas d’accord que les autorités prennent des décisions aussi importantes qui toucheront à leur portefeuille sans même leur avoir demandé leur avis »

Il a ensuite rappelé le cadre de leur opposition au projet de la majorité : « Nous ne pouvons pas accepter en tant que parti de gauche que la ville confie notre espace public à la multinationale Besix Park pour y faire du profit sur le dos des citoyens. Et quels profits ! 97% des revenus liés au parking pour Besix et 3% pour la ville…Nous assistons véritablement à la privatisation de notre espace public, et malheureusement, faut-il le rappeler, orchestrée une fois de plus par un parti qui se dit socialiste … »

Pour le PTB, il est hors de question que les Herstaliens qui vivent dans une des villes les plus pauvres de Wallonie mais aussi une des plus taxées, paient la note une fois de plus. Ce parking payant équivaudrait pour le PTB à une taxe supplémentaire.

Et pour contrer les arguments du Bourgmestre Frédéric Daerden qui avance que le parking payant permettra une certaine rotation et stimulera le commerce local, le PTB à également son point de vue sur la question et une solution…Maxime Liradelfo : « Nous constatons que ce n’est pas l’avis des 75 commerçants du centre et environs qui ont soutenu cette pétition…Ils ont en tous cas bien compris que le parking payant fera tout sauf attirer des clients qui préfèreront le complexe du Carrefour et ses parkings gratuits. Si Monsieur Daerden veut « règlementer le parking », il pourrait le faire à l’aide des disques bleus, il n’est pas nécessaire de faire payer les gens pour cela… »

L’arrivée du Bourgmestre s’est fait sous les huées de la foule, il n’a pas souhaité s’exprimer en public et a plutôt opté pour une discussion avec une délégation dans la salle du collège.

A la fin de cette concertation, la délégation s’est adressée aux participants qui avaient attendu à l’extérieur. Maxime Liradelfo : « Le Bourgmestre ne nous a parlé que de ses modalités, il n’a pas souhaité revenir sur le fond du problème et le contrat signé avec Besix Park…pour l’instant…Mais ce n’est pas grave, de notre côté, nous allons continuer cette lutte avec notre pétition, il ne pourra pas continuer à balayer d’un revers de main les revendications de milliers de ces citoyens »

Une question demandant que le Bourgmestre se positionne sur le nombre important de signatures a été posée par le groupe PTB+ au conseil communal. Le Bourgmestre à souhaité rester sur ses positions. De leur côté, les amis du parking gratuit se sont déjà donné rendez-vous au prochain conseil communal du 26 septembre