30/12/2012

Un véhicule incendié a manqué de mettre le feu au magasin de bricolage Hubo

incendie herstal.jpgLes pompiers de Liège sont intervenus dimanche peu avant 4 heures à Herstal pour éteindre un incendie qui menaçait une enseigne commerciale.

Les pompiers de Liège ont dû intervenir sur le parking du magasin Hubo, rue Alfred Defuisseaux à Herstal. Une camionette venait d’y être incendiée et les flammes menaçaient certains bâtiments du centre de bricolage.

Les pompiers ont pu protéger ces bâtiments et éteindre le feu qui a complètement détruit la camionnette.

Depuis quelques jours, on observe une recrudescence des incendies volontaires de véhicules à Liège et dans la région.

26/12/2012

Noël de résistance et de solidarité à Vottem

vottem12.jpgComme chaque 24 décembre, avant le réveillon, le CRACPE (Collectif de résistance aux centres pour étrangers) a donné rendez-vous devant le centre fermé pour étrangers, à Vottem (Liège).

Avec nos bougies, nous y avons éclairé la face la plus honteuse de la politique belge en matière d’asile et d’immigration : les centres fermés pour étrangers où sont détenues des personnes « criminalisées », alors qu’elles sont simplement « sans- papiers », c’est-à-dire sans titre de séjour ; les expulsions violentes qui se poursuivent quotidiennement.

Prenant la parole devant les grilles du centre fermé, notre camarade France Arets, animatrice du CRACPE, a jeté un coup de projecteur sur cette politique de la Belgique : « En ces temps où les raisons de fuir la guerre, les dictatures, les persécutions, la misère, les catastrophes climatiques, ne font que s’intensifier à l’échelle de la planète, c’est une politique de non-accueil qui est menée en Belgique. Le gouvernement actuel a même décidé d’intensifier la politique dite de retour, c’est-à-dire en réalité d’expulsion. Alors que la xénophobie reprend vigueur, à nous de nous mobiliser pour une politique d’asile et d’immigration qui respecte les droits humains : droit d’asile, liberté de circulation, droit de vivre en sécurité ».Collectif de résistance aux centres pour étrangers, CRACPE, Vottem, Ville de Herstal, Noël,

« Libérons les paroles des enfermés de Vottem ». C’est ainsi que France Arets a lu une communication poignante, bouleversante, des détenus du centre fermé de Vottem.

Communication des détenus du centre fermé de Vottem

Nous, détenus dans le centre fermé de Vottem, voulons dénoncer l'inhumanité de nos arrestations, enfermements, expulsions.

Nous avons tous été arrêtés à notre domicile ou au travail. Nous vivons tous depuis plusieurs années en Belgique.

Certains de nous ont une femme et des enfants ici.

Certains de nous ont une carte de résidence en règle dans un pays de l'espace Schengen.

Certains de nous sont gravement malades.

Certains de nous sont nés en Belgique.

Certains de nous ont des enfants dans la même école que nos gardiens.

Nous avons tous fait une demande d'asile ou une demande de régularisation selon les règles dictées par la loi.

Et nous sommes traités comme des criminels lors de nos arrestations : menottes, enfermement dans des cellules des postes de police pendant des heures, parfois sans manger, ni boire.

Nous avons été amenés, toujours menottés, et enfermés dans une prison nommée centre fermé pour étrangers. Sur les murs de nos prisons chacun écrit sa petite histoire dans toutes les langues. Un vrai musée où on lit toute la misère du monde.

Certains ont subi des tentatives d'expulsions, parfois 2 en 24 heures et ont été témoins ou ont subi de graves violences policières. Nous sommes mis en isolement et amenés à l'aéroport, menottés et scotchés, sans être prévenus, sans qu’on nous ait laissé la possibilité de prévenir nos avocats ou notre famille

D'autre sont partis, menottés vers un pays où ils ne veulent ou ne peuvent plus vivre, vers un pays qu'ils ne connaissent parfois pas.

Certains ont des avocats qui ne font rien pour les défendre et qui sont incompétents. Ils sont perçus comme des collaborateurs à ces politiques d'enfermement.

L'incompétence, voir l'immobilisme des ces avocats arrangent bien l'Office des Étrangers, qui peut ainsi expulser à sa guise. !

Nous comparons les agissements de l'Office des Étrangers aux agissements du temps des nazis lors des arrestations et expulsions: l’Office peut arrêter, enfermer en toute impunité, sans discernement, ici la population désignée étant l’Étranger.

Nous dénonçons le pouvoir donné à l'Office des Étrangers, qu'on laisse travailler en toute impunité, sans aucun contrôle. Ils enferment, expulsent tout « étranger » parfois dans l'illégalité totale.

Nous dénonçons cet Office des Étrangers qui n'hésite pas à contourner la loi, qui n'hésite pas à utiliser des stratagèmes pervers pour arriver à ses fins, qui passe au dessus des décisions du Conseil du contentieux ou des directives européennes ou internationales.

Nous dénonçons cette politique de rendement aveugle : déportation de tous, faire tourner la machine à expulser, faire du chiffre.

Nous, détenus dans le centre fermé de Vottem, voulons par cet appel montrer ce visage de la Belgique que le citoyen belge ne veut pas voir !

25/12/2012

Fièsse del Sint Tchale à la Charlemagn’rie

SC.jpgLe vendredi 25 janvier 2013, intronisation des Compagnons de Charlemagne suivi d'un cortège aux flambeaux et de la potée préallienne. le dimanche, à 10h30, messe en wallon, fricassée au lard et cabaret franco-wallon.

Ces festivités pittoresques reprennent le canevas d’une très ancienne tradition restaurée en janvier 1985 grâce à une idée de Raymond Smeers, écrivain historique.

C’est à Herstal que Charlemagne aurait vu le jour, plus précisément à la vieille ferme de La Préalle, vers le milieu du VIIe siècle. Et à La Préalle, on n’a jamais cessé de célébrer le jour anniversaire de sa mort sous le nom de la «Sint Tchåle». SC1.jpg

En effet, le dernier vendredi du mois de janvier une procession, avec en tête une bannière représentant le Grand Empereur, déposait aux pieds de la statue une énorme pièce de lard. Ensuite, les habitants se régalaient des restes du cochon sacrifié et ce, même si la fête tombait un vendredi. Le clergé, mécontent d’une telle pratique, ferma la chapelle, ce qui n’empêcha pas les paroissiens de continuer à fêter le Grand Charles et surtout de déguster le plat défendu !

Notons que Charlemagne, canonisé en 1165 par l’Evêque de Cologne, ne figure plus au calendrier des saints. Ce qui n’empêcha pas le moins du monde cette coutume festive de se dérouler jusqu’en 1956, date à laquelle la paroisse de La Préalle mit fin à cette tradition. C’est La Charlemagn’rie qui fit renaître «Li fièsse dès Sint Tchåle» pour la plus grande joie de tous les habitants.

Vendredi : à partir de 19h, intronisation des Compagnons de Charlemagne, cortège aux flambeaux dans les rues du quartier et potée préallienne.

Dimanche : à partir de 10h30, messe en wallon à l’église de la Préalle-Bas, fricassée au lard et cabaret franco-wallon.