12/03/2013

Les policiers ripoux se défendent à Herstal

ri.jpgLes esprits se sont quelque peu apaisés après la tornade judiciaire qui, la semaine dernière, s’est abattue sur le commissariat de Herstal. Quatre policiers arrêtés dans un même dossier, la nouvelle avait fait beaucoup de bruit. Avec quelques jours de recul, les rôles des uns et des autres ont été précisés. Parole à la défense…

Trois enquêteurs de la brigade judiciaire et un inspecteur principal de la division intervention avaient été privés de liberté dans le cadre de la subtilisation de biens issus de différentes saisies judiciaires. Certains objets avaient même été revendus sur des sites Internet tels qu’ebay. Alex, l’un des enquêteurs, avait été placé sous mandat d’arrêt par la juge d’instruction liégeoise, Viviane Joliet. Il avait été écroué à la prison de Lantin. Les trois autres, Louis, Alain et Vassilios, avaient été inculpés. À la différence d’Alex, ils avaient bénéficié d’une libération sous conditions. Parmi les conditions figurait l’interdiction pour les trois hommes de se fréquenter ou de rencontrer Benoît Crahay écroué à Huy.

Retrouvez notre dossier complet dans La Meuse de ce mardi.

11/03/2013

Policiers receleurs: collège communal extraordinaire ce lundi à Herstal

police h.pngJeudi dernier, on apprenait que quatre policiers d'Herstal -trois inspecteurs de la Police Judiciaire et un inspecteur de la Brigade d'Intervention- étaient soupçonnés d'avoir détourné, pour leur propre compte, des objets saisis lors d'enquêtes et de perquisitions. L'un d'entre eux (un inspecteur de la PJ) se trouve actuellement incarcéré à la prison de Lantin, les trois autres sont en liberté mais suspendus de leurs fonctions. Ils seront d'ailleurs entendus ce lundi par leur chef de corps.

L'affaire fut révélée alors qu'un cinquième policier, inculpé pour le meurtre de sa femme, avait avoué qu'il lui était arrivé, à lui ainsi qu'à 4 de ses collègues, de s'emparer de quelques objets lors de perquisitions avant de les vendre sur internet.

Ce lundi matin, le bourgmestre d'Herstal Frédéric Daerden a réuni un collège de police extraordinaire et cela, notamment, pour réaffirmer son soutien et sa confiance à l'ensemble du personnel: "Je crois que c'est important de pouvoir confirmer notre confiance et notre soutien à l'ensemble du personnel et de faire en sorte que ce personnel puisse continuer à assumer pleinement ses missions" explique le bourgmestre d'Herstal. "Ce matin, nous avons voulu, dans le cadre d'un collège spécial de police, prendre les mesures permettant d'assurer cela. Et prendre ces mesures, c'est notamment désigner un avocat permettant de nous conseiller en la matière, c'est aussi demander que la semaine prochaine, notre chef de zone nous fasse un rapport complémentaire avec des mesures précises et affinées quant aux engagements, quant aux glissements de personnel pour assurer les activités".

Parmi les 4 policiers, un se trouve actuellement incarcéré, les trois autres ont été suspendus sur décision du chef de corps. Une décision qui devrait être confirmée par le bourgmestre d'ici fin de semaine.

08/03/2013

Frédéric Daerden, sur l'arrestation de 4 policiers: "Je n'exclus pas des poursuites judiciaires"

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La zone de police de Herstal est toujours sonnée par l’implication de quatre de ses policiers qui revendaient sur internet des objets saisis lors de perquisitions. Frédéric Daerden, bourgmestre de Herstal, ne cache pas sa consternation, comme il nous l’a confié dans une grande interview à paraître ce vendredi. Extraits :

M. Daerden, comme bourgmestre de la Ville de Herstal, et donc comme chef de la police, quelle est votre première réaction par rapport à l’arrestation de ces quatre policiers herstaliens, dont un a été placé sous mandat d’arrêt et les trois autres inculpés ?

Il est évident que tout cela est consternant… Mais je veux tout d’abord rappeler le principe de la présomption d’innocence, c’est le premier élément. Deuxième élément : il est clair qu’en termes de fonctionnement et d’image de la zone de police, tout cela est très mauvais !

Vous êtes prêt à aller en justice contre ces policiers ?

Je n’exclus rien. Pas même des poursuites judiciaires. Il y a bien évidemment l’image de la zone qui est dégradée, tout comme celle de la Ville. Il faut voir aussi si la zone a subi un réel préjudice. Donc voilà, rien n’est exclu.

Une interview complète à lire dans votre journal de ce vendredi et dans nos éditions en numérique